Ainsi commence l'histoire...

Jeudi 1 mars 2012 4 01 /03 /Mars /2012 22:31

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J'ai toujours aimé le vert.

Quand j'étais ptite, j'avais entendu quelque part que c'était la couleur de l'espoir et je me rappelle m'être dis que j'en aurais sûrement besoin d'une bonne dose dans ma vie!

Oh non pas que j'étais si malheureuse que ça, non non, juste que je voyais pas forcément le côté rose de la vie.

Cette vie qui a brutalement changée, selon moi, avec un coup de téléphone, vous savez, le genre de moment indélébile, l'image s'imprime dans la rétine (je suis fascinée par cette formule, créée avant même les imprimantes!) et je ne sais pas si je l'invente ou si c'est vrai, mais je crois avoir pensé à ce moment qu'il y aurait un avant et un après.

Pas de bol je me souviens pas du avant, en fait je n'ai que peu de souvenirs de l'après aussi, autant vous dire que l'histoire sera courte mais après tout elle n'est pas finie!

Donc le téléphone sonne, ma mère répond.

Je la voie tomber sur une chaise ou un fauteuil, ses yeux s'embuent, elle s'écroule, enfin, dans mon souvenir c'est comme si elle s'éteignait d'un coup.

Youhou j'ai envie de lui dire!

Envie de lui passer un briquet sous les yeux pour voir s'il y a encore quelqu'un la-dedans, hé ho!

Bon c'est pas vrai, j'ai que 6 ou 7 ans à l'époque donc pas le droit de me servir de ce genre d'objet, mais n'empêche...

Ouaip, si on suit toute les bonnes histoires et l'enchaînement de péripéties à partir d'un moment de chute je dirais que c'est celui-ci.

Avant je crois qu'on avait une vie à peu près normal.

Une mère divorcée qui élevait seule ses 3 filles.

Deux grandes qui taquinaient la petite, ou jouaient avec elles, c'est selon.

Les deux aînées qui se chamaillaient, mais qui au fond s'aimaient.

Et puis BANG!

Comme une bombe qui aurait explosé au coeur d'un parc tranquille, la vie bascule...

Tintintin!

Oui j'essaye d'imaginer la musique dramatique qui s'assortirait bien à mes mots, pardon, je débute...

 

Bon, pour plus de compréhension il faut donner des noms aux personnages il parait, alors voici les pseudo-pseudos que j'ai choisis: on dirait que la fille aînée elle s'appelle Meg, la seconde qui a 1 an d'écart avec la première sera Joséphine et la petite dernière de 5 ans de moins, qui est donc la pseudo moi-même, Amy! Si ces prénoms vous disent quelque chose c'est normal, ce sont ceux de trois des quatre filles du docteur March, l'une d'entre elle manque à l'appel, désolé j'avais pas de rôle pour elle!

 

Bon, le décor est à peu près planté, je laisse mijoter le tout ...

 

 

 

Par Cecyle - Publié dans : Ainsi commence l'histoire... - Communauté : La Bille ou l'encrier
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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 23:04

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Et si on disait que cette fille, qui écrivit un jour ces lignes dans ce carnet rouge...

Si on disait que cette fille n'était plus et que celle qu'elle deviendrait n'était pas encore mais qu'au fil de ses vers elles n'en digère plus le fil et qu'à un seul tient le prochain chemin qu'elle prendra?

Et que si on allait encore plus loin, on la verrait là, dans son pieu, le pc sur ses genoux, après avoir maté un énième film à l'eau de rose, le coeur en berne et les idées noires toute faites, prête à se jetées sur elle pour la bouffer, pathétique, puisque c'est un maux qu'elle affectionne particulièrement...

Si on disait qu'elle serait un peu paumée mais pas plus que d'autres fois, et que même si elle fanfaronne, comme quoi elle va vite passé à autre chose, qu'au fond elle a l'habitude, que c'est pas parce qu'elle vient de se ruer sur sa porte d'entrée, le coeur battant si fort qu'il  a commencé à percer une sortie vers l'air libre, qu'elle a collé son oeil et constaté que ben non, c'est pas lui, c'est juste un mec bourré qui toque chez son voisin...

Si on disait que toute forte et pleine d'entrain qu'elle puisse être parfois, que toute fragile et névrosée d'autres fois, qu'elle a juste envie d'...

Et puis si on disait rien, du bord d'elle incommensurable, de ses mots qui s'arrêtent à ses lèvres, qu'elle mord instinctivement, de ses mains qui lui échappent parfois, pour vérifier ses mails,...

Si on omettait de parler du fait qu'elle a négligemment proposer à son fils qui la harcèle à son sujet, de lui téléphoner demain, après tout s'il ne décroche pas c'est son choix, et puis c'est pas pour elle, c'est pour son ptit loup, qui décidément ne s'y retrouve plus non plus!

Et si on ne parlait pas de sa trousse de toilette, encore accroché à la porte du placard de la salle de bain, de ses caleçons oubliés qu'elle a soigneusement rangés dans l'armoire, si on évitait de dire qu'elle...

Chut!

On en peut-être déjà trop dit au fond...

Et voilà que le téléphone sonne, pas de bol, ses prétendants se rappellent à son bon souvenir, à croire qu'ils ont le flair ceux-là!

Mais lâchez-là!

Vous voyez pas qu'elle préférerait se faire nonne plutôt que de venir à cette soirée débile, faire la conversation à un pauvre mec pour qui elle n'aura jamais le moindre intérêt, pour entretenir l'illusion qu'elle s'en fout, qu'elle a retrouvé sa liberté et youpi tagada tsoin tsoin!

Qu'elle préfère encore l'abstinence choisie à une partie de jambes en l'air avec un abruti!

Et si on disait que si elle parle comme elle écrit ou l'inverse, confusément, c'est ptetre parce que le coeur crie, le sens critique baisse les armes, baise les larmes, et enivre l'âme, qui comme dirait Jung n'est pas si mystérieuse que ça, en cela qu'on lui reconnaisse sa fâcheuse tendance à l'exquise esquive, et puis merde!

Et si on criait que c'est trop con quand même, que d'abord non elle s'en fout pas, mais qu'elle s'en fout quand même, que de toute manière elle est très bien toute seule, qu'elle est heureuse d'avoir retrouvée ses soirées solo devant le pc, sa non-nécessité de s'épiler, que si elle pue de la gueule au réveil, au moins ses tigres fidèles ne lui reprochent pas, et puis qu'elle peut péter à tout va, que non c'est pas une princesse, que même si elle a de la cellulite sur les fesses, un compte courant qui ferait mieux de compter ses ex, que la vaisselle peut s'entasser dans l'évier, que ses cendriers disparaissent sous les clopes, que prendre la pilule ne sert plus à ne pas tomber en cloque mais à limiter celles sur sa figure, que non la vie n'est pas si dure!

Et si elle chuchotait que rien ne la touche, pas même qu'on la regarde sous la douche, qu'il n'y a plus que des gros mots qui embrassent sa bouche, que le feu qui la brûle la glace, insidieuse, mais non même pas elle est heureuse, juste triste à pleurer mais voilà elle pleure pas, parce que même ce luxe ne la distillera pas, sa peine, elle la partage, sur un clavier bien sage, qui n'entend qu'un bout de rien...réduite dans sa peau de chagrin...qui lui va si bien

Par Cecyle - Publié dans : Ainsi commence l'histoire... - Communauté : La Bille ou l'encrier
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Mercredi 1 février 2012 3 01 /02 /Fév /2012 00:04

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Y a comme qui dirait un bordel monstre ici!

Mais comment ranger le désordre ambiant, si au fond tout n'est qu'anarchie?

Car, de logique il n'y a point dans le regard.

Ou plutôt on devrait faire un point sur ce que l'on fixe, d'un point de vue à l'autre le regard se trouble, et aveugle est celui qui s'éblouit de sa vision.

Si on vit ce qu'on voit et que l'on veut fermer ses yeux, la vie qui se dévoile n'est qu'un mirage collectif, l'un dit vie, l'autre duel, sacré bataille perdue d'avance!

Et quand bien même je m'avance, perdue mais pas que. Juste sur un chemin qui n'en est pas encore un, mais que peut-être d'autres aussi emprunteront.

Si la saison est une raison de plus d'hiberner, je rime à déraison et en vers saisonniers, ne chercher point d'asticots à pêcher, juste une nasse d'idée jetées sur un clavier.

Et ça bouche!!!

Ça klaxonne parfois.

Et quand le brouhaha ambiant me fait mal à la tête c'est qu'un verre se désire plein mais se savoure vide.

Il était un soir, plantée devant mon miroir, envahie d'idées noires mais dans mes yeux l'espoir.

Et une bouche qui parle, qui tente de convaincre son reflet, qu'elle n'est pas si laide, simplement qu'elle a de la merde dans les yeux.

Alors elle se torche les pupilles et papillonne gaiement, mais si l'ego futile c'est qu'il le vaut bien non?

Un clin d'oeil complice vient tisser une toile entre l'aile fragile et l'âme de l'enfant.

L'ajout me parait vital, la compréhension ne se trouve pas dans le dico mais en celui qui cherche dans le mil de son coeur et non dans ses milliers de maux.

 

 

Par Cecyle - Publié dans : Ainsi commence l'histoire... - Communauté : La Bille ou l'encrier
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Hey salut!

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Entre CE QUE JE PENSE,

CE QUE  JE VEUX DIRE ,

CE QUE JE CROIS DIRE,

et CE QUE JE DIS,


et CE QUE VOUS VOULEZ ENTENDRE,

CE QUE VOUS ENTENDEZ,

CE QUE VOUS CROYEZ COMPRENDRE,

CE QUE VOUS VOULEZ COMPRENDRE,

ET CE QUE VOUS COMPRENEZ,

il y a au moins neuf possibilités de

NE PAS S'ENTENDRE. 


 
Bernard Werber

Ma fil aux os phy

 

 

  

      Un but ne parait

 

  jamais

 

plus loin  

 

que lorsqu'on

 

n'essait pas

 

de l'atteindre          

 

 

 

 

 

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